Rap conscient, inconscient, consistant

Christmas tunes

Combien de fois j’ai lu sur le visage de certaines personnes un étonnement teinté de déception quand je leur expliquais que j’écoutais du Rap ? « Non, moi j’aime pas la Rap », me répondait-il. Comme si ne pas aimer les Rolling Stones signifiait rejeter le rock dans son intégralité. Sûr, il existe des artistes nullissime dans le rap ; comme dans tous les styles musicaux. J’ai donc décidé de prendre douze titres qui me semblent résumer les différentes facettes et qualités du rap français. Évidemment, des dizaines de chansons et d’artistes auraient mérité de figurer ici, mon choix est totalement empirique.

Vous y trouverez aussi les textes, car le rap est une musique difficile d’accès lorsqu’on a peu l’habitude d’en écouter. Les paroles sont longues, conserver sa concentration demande un certain effort ; je vous offre donc une béquille. Au travers de ces différentes chansons, vous croiserez des styles très différents, des approches propres à chaque plume. L’argot se mêle à des formes de langages plus conventionnelles, les musiques et les samples varient. J’espère que vous hocherez la tête, que vous comprendrez pourquoi le rap peut être agressif, subversif, introspectif, expérimental. Il existe une pluralité des genres et des auteurs qui permet de trouver son bonheur. C’est aussi un des rares styles musicaux possédant les armes pour ne pas se montrer consensuel, tout en partageant une vision du monde que l’on voit rarement dans les médias (ces derniers ayant tendance à livrer une photographie simpliste et manichéenne de l’Humanité).

Enfin, le triptyque : une boucle/un beat/un MC me fascinera toujours autant.

Bien sûr, je vous déconseille de vous ingurgitez ces douze titres en une seule fois (quoi que…). Mieux vaut prendre son temps.

Bonne écoute, montrez-vous critique et curieux, mais ne rejetez pas gratuitement par habitude.

[Mourad]

Je suis allé faire parler le cuir usé d’une valise sous un drap de couleur fade contrastant ses souvenirs. Dar Baïda, un embarcadère ensoleillé au départ, une arrivée sur un ponton terne et un visage hilare, celui d’un contremaître, de l’encre, un tampon à la main, frappant le flanc de cette valise retenant la douleur. Ces visages s’engouffrant dans un train, direction l’usine de camions pour un bien dur labeur. Les sirènes n’ont pas de voix mélodieuse, leurs appels stridents aux forçats cinglent leurs espoirs telles des moqueuses. Ces vestiges de période dure qu’elle garde en elle, ses séquelles marquent son cuir et le morcellent.

[Hamé]

Je suis allé faire parler le cuir usé d’une valise entreposée sous la poussière terre d’une vieille remise. Des gerçures crues l’ont balafrée de part en part, une étiquette fanée rappelle son premier départ, et janvier 53 l’a tatoué d’un plein cap sur le froid. Au fond de ce bagage pas d’invitation au voyage mais la plaine de Ghilizane qui pleure un fils parti gagner le droit de ne plus errer affamé. Au fond de ce bagage, la coupure tâchée d’un journal où s’étale le résumé du procès des agitateurs d’une usine embrasée. C’est une valise dans un coin, qui hurle au destin qu’elle n’est pas venue en vain.

Refrain
C’est une valise dans un coin, qui hurle au destin qu’elle n’est pas venue en vain.

[Philippe]

Je suis allé faire parler le cuir usé d’une valise, autrefois pleine d’espoir, maintenant pleine de poussière. Si tu savais son histoire, partie de la Soufrière, emportant quelques vêtements chauds pour cette terre de convoitise. La haine et la neige comme découverte, et les visages se glacent face au spécimen d’Outre-Mer. En cette pleine période d’exode qui accompagne l’exil, commence un triste épisode lorsqu’il débarque des îles, pour finir empilée sur l’armoire du foyer, témoin du gain dur à envoyer. Souvenirs ternes d’une employée fidèle toujours à la traîne derrière cette employée modèle.

[Ekoué]

Je suis allé faire parlé le cuir usé d’une valise de près d’un quart de siècle mon aîné, dire qu’en 62, les ruines encore traumatisées de Lomé jusqu’au port de Goré, elles témoignent de ces rêves en rupture de sève. A la levée des passerelles, sous une averse de grêle, le mistral du Grand Nord traverse, sans jamais trahir, le vieil héritage colonial dominé par des siècles, reliant le Havre et ses environs depuis la sinistre cale d’un navire d’embarcation. Quand même les rats et les cafards cohabitent en paix, avec les symboles vulgaires de la France d’après guerre, il se pourrait que cette valise, confinée dans un coin, hurle au destin qu’elle n’est pas venue en vain.

T’es sûr de rien ici
L’oubli guette les mecs à chaque coin de rue
A l’affût, prêt à bondir sur l’individu
Un mec s’endort sur le trottoir
Des mots résonnent dans sa mémoire
Faim, froid, besoin d’espoir
Mais c’est trop tard, les gens ne sortent plus le soir
Trop peur qu’un jeune loup les frappe dans le noir
Alors ils vivent dans un isoloir
Arrimés à la télé, y’a pas de temps à gaspiller
A saluer le voisin de palier, après, ça va critiquer
Ils parlent de délinquance
Je parle de pauvres mecs perdus
Pour qui de toute chose l’opulence est l’essence
Un tuyau, une bonne cage thoracique
Quelques litres, on joue à l’homme qui tombe à pic
Pour briser le cycle
Les cascades sont pas doublées
Dérapages incontrôlés
Dur d’effacer les fautes passées
Les ressasser, c’est insensé
Mais c’est le seul moyen d’exister
Une ligne, un tracé
Qui dit que tu vis, on ne sais jamais
T’es sûr de rien ici

Refrain : (x2)
T’es sûr de rien là où je vis
Ce que nous vivons, c’est pas une vie
Ici ou ailleurs, y’a pas de saisons
La guigne suit nos talons
Rien n’est prévisible sous les néons
Pour pas finir marron, combien jouent les nuisibles

Certains trouvent, certains cherchent
Ceux-là chercheront toujours
Si personne ne leur tend la perche
C’est perdu d’avance
On persévère avec un père sévère
On s’en sort parfois sinon les chimères hantent les esprits
Quand ils sont clairs, c’est la guerre
Dans les maisons, rien ne va plus
Mais y’a que là qu’on se sent concret
Aimé à jamais malgré les méfaits
Heureux on se parle pour se faire rassurer
Une mère, c’est une mère
Tu le sais, et c’est tant mieux
La spiritualité manque, le vital pèse
Avoir un toit, un chez-soi
L’abstraction du moi, c’est dur
A la fin du mois, l’exemple est partout
Du coup, on met tous les atouts
Et malgré ça, pas moyen de mettre la poisse à genoux
Laisser la trace d’un passage éphémère
Dire qu’on a vécu
Ne pas finir comme une chanson qui meurt
Parce qu’on ne la chante plus
C’est le Graal que chacun poursuit
Sans répit, souvent pendant plus d’une vie
Mais bon, t’es sûr de rien ici

Refrain

L’incertitude déballe son inquiétude
Son lot de solitude
La paranoïa dans toute sa plénitude
Bientôt une balle jaillira d’un tube
Aussi sûrement qu’une étoile
Une âme peut s’arrêter de briller
En plein milieu d’un passage clouté, accepter
Ce fait pousse les mecs à risquer le tout pour le tout
A rendre coup pour coup
Au sol ne pas poser le genou
Confiance avare, le sourire s’égare par peur
Le manque de « Je t’aime » donne la rage au coeur
En sueur, voyant la fin, les pleurs
Devant un faible pourcentage de bonheur
Les gosses deviennent des terreurs, dealers
On peut pas dire ce qu’on a jamais entendu
Alors, on grandit seul, on vieillit seul, on meurt seul
Tout ça sans avoir vécu
Planté devant le miroir
Le temps qui passe laisse des marques sur le visage
Vite, faut laisser la trace d’un passage
Quelqu’un verra un nom gravé sur un banc public
A moins que tout ne soit qu’un rêve
T’es sûr de rien ici

T’es comme une bougie
Qu’on a oublié d’éteindre dans une chambre vide,
Tu brilles entouré de gens sombres voulant te souffler
Celui qui a le moins de jouets
Le moins de chouchous
Celui qu’on fait chier
Le cœur meurtri et meurtrière est ta jalousie;
L’enfant seul se méfie de tout le monde, pas par
choix, mais dépit, pense qu’en guise d’amie
Son ombre suffit
Une solitude qui te suit jusque dans le sexe
Mon texte coupe l’enfant seul en deux espèces :
Ceux qui baisent à l’excès mais souhaiteraient se
Fixer à une femme plutôt qu’à mille fesses
Quand l’autre sorte écoute souvent la même
Chanson dans le poste, et porte le deuil d’une
Relation morte et reste l’œil humide.
La tête baissée laisse le cœur sur l’estomac,
L’estomac sur les genoux, ma tristesse n’a d’égale
Que le coup de gueule muet de l’enfant seul
Que nul ne calcule

{Refrain:}
T’es l’enfant seul
Je sais que c’est toi
Viens-tu des bas-fonds
Ou des quartiers neufs ?
Bref, au fond tous la même souffrance

Mes mots s’emboîtent les gens s’y voient comme
Dans une flaque d’eau, ça leur renvoie un triste reflet
Mais est-ce ma faute ?
T’es l’enfant seul c’est pas facile, on se comprend
Peu l’ savent
Que je le sache ça te surprend.
Il mate par la vitre la solitude qui le mine
Fait passer la quinine pour un sucre
Faut être lucide, il faut qu’on se libère, disent-ils
Ils n’en discutent pas, confondent la rime et l’acte
La fuite et le suicide, un pact’, une promo sans tract
Pas trop de mots nobody n’a capté le sale souhait
L’envie de se laisser par le cou pendu,
Pour punir les parents qui, pour aimer l’enfant,
Ont trop attendu, car si l’amour est une course
L’enfant naît c’est le départ en tête, l’embêtement
En passe-temps en fait des parents bêtes !
Maîtrise lancinante, sentiments en ciment sinon
Dans six ans on me retrouve ciseaux dans le crâne
Dans le sang gisant

{au Refrain}

L’enfant seul c’est l’inconnu muet du fond de classe
Celui de qui l’on se moque, rond comme
Coluche, ou le boss dans le hall, au groupe
Massif l’os dans le steak haché plantant
Chaque postulant à un poste,
Vu que les conneries de gosse des rues couvrent
Souvent un jeune qui souffre d’un gros gouffre affectif
Grandir sans père c’est dur
Même si la mère persévère
Ça sert mais pas à trouver ses repères c’est sûr !
Perdre sa mère c’est pire ! Demande à Pit j’t’assure
T’as pas saisi enlève la mer de la Côte D’Azur
Quand ces gosses poussent leur souffrance aussi
Nous savons tous que personne ne guérit de son enfance
Même un torse poilu ne peut oublier sa vie de
Gosse du divorce rossé par son beau-père.
L’enfant seul c’est toi, eux, lui, elle
Oxmo Puccino voix de miel

{au Refrain}

[Ali]
7/03, reunoi j’ai reçu ta lettre du 25/02
Dehors toujours la même merde, les stups et les ragots à rôder.
Des gars d’confiance me disent connaître la poucave,
un ancien pote avc qui on aurait rappé
bref, on verra après. Mounir m’a appris
qu’tu partageais la cellule avec son frère, passe-lui la paix
Trahi par la raison quand elle manquait à l’appel.
Trompé par les juges qui de nos vies n’ont jamais rien compris.
Trempé dans la prison pour les années qu’elle vous a pris.
Berné par la folie et sa présence,
tout est écrit
de la naissance et son cri
jusqu’au linceul et son silence.
Frérot,
mes mots suffiront pas à scier tes barreaux,
mais à renforcer ta patience
faut en faire de l’acier.
Touré
a de bonnes nouvelles, y s’pourrait
que Mala quitte Nanterre à la fin du mois.
Louange à
Celui qui fait avancer.
Faut penser
à éviter
l’mitard,
qu’on voit nos têtes à la prochaine visite,
comment Booba qu’on dise à plus tard.

[Booba]
18 août 98, dans cette putain d’maison d’arrêt
Ils m’disent que j’sors bientôt, à c’qui paraît
J’suis pas Snoop j’rappe ils s’en foutent, tu sais c’qui m’ont dit ?
Faut qu’jtravaille pour qu’la pute me donne la condi.
(…) la sère-mi comme passer les fêtes au tard-mi,
j’gamberge et sans mon zoula, impossible de dormir.
Ecoute Ali, ça va bientôt s’arranger enfin j’crois
J’tourne avec deux, trois gars du 9.3
Chez nos ennemis y’a plus de monde y m’envoie pas de mandat
Pourquoi j’écris des textes de ouf y s’demandant ?
Au fait, paraît qu’l’industrie du disque a saigné
Et qu’les négros arrêtent pas de signer
J’ai vu les autres au parloir, paraît qu’ça papote bien sûr,
toujours les mêmes putes ça sent la douille, ma couille.
Maintenant j’me tiens à carreau, parc’qu’au mitard ça sent la civière
Et j’rêve de baiser l’infirmière,
Négro !
J’suis tombé si bas, qu’pour en parler faudrait qu’j’me fasse mal au dos
Putain quelle rime de bâtard !
Bref, quand j’sors ramène-moi une p’tite pute, bête sans but,
J’la ferai crier du bout d’ma longue bite
Quand on va kick ça va être tragique
Panique à la clinique, magique c’est du 11’43 ma zique
Sinon dans ma cellule, j’fais des pompes, j’écris des textes, j’taffe
Et sur les murs j’ai des photos de tasses
Et le maton m’guette, porte-clefs à perpétuité
Si, si leurs mamans sont des prostituée
Maintenant j’sais j’peux compter sur qui
Merci d’ton aide, j’vais survivre c’est pas l’bled ou la Turquie.
La taule c’est la pression, nourrit l’instinct d’révolution
Donc nique sa mère la réinsertion
Y savent pas si j’aurais dû naître, qu’ils aillent s’faire baiser,
Moi j’veux devenir c’que j’aurais dû être.
Encore des semaines en solo, baise la FM seul
tous commes des hyènes en chien d’chiennes
Derrière des chaînes.
C’est cheum qu’on en arrive là;
pour qu’j’oublie viens samedi qu’on reparle de cette vie-là
Dis bien aux dirigeants, et à leurs mômes
Qu’on a les mains chromées, yeux verts dollars
gun pour pas qu’les flics chôment Clique
technique de barbare, sse-lai
J’harcèle la juge, bientôt j’arrache les barbelés on a du boulot
J’suis en manque de boul et d’goulot
Hé tonton ! J’te f’rais goûter les pâtes au thon
On veut le roro
Seulement si Dieu veut on l’aura.
Pou l’instant j’déchire mes draps pour faire des yoyos.
Salut les man l’ami, paix à ton âme, la vie
continue envoie d’la fraîche que j’cantine.

[Extrait film]
Terminé on rentre !
J’te charge d’un vrai boulot
à l’atelier de menuiserie
C’est un boulot payé
Combien ?
25 cents de l’heure
Y’a pas à dire le crime ça paye
Oué et ça occupe..
A tout à l’heure

Une sonnerie stridente
Mes globes occulaires se découvrent
Tandis que le bout de mes doigts efleure
Cherche, trouve, appuie sur un interrupteur
La phase de repos est à présent terminée
Mon corps est mou et moite
Je dois le recharger
Une solution hydrolique me purifie
Je mélange le contenu d’un récipient avec le contenu d’un autre récipient
Ingère le tout
Remet ma protection de tissus
La ferme puis
Rejoins l’issue
Je vis dans les abors de la cosmopole
Avant que naisse un nouveau soleil, je dois pour les rejoindre pénetrer à l’intérieur d’un engin métallique
Qui, glissant sur les rails en acier me transporte, moi
Ainsi que quelques milliers de mes semblables vers notre secteur d’activité
Afin que soit pompée puis transformée une part de notre productivité
La zone à laquelle je suis affecté s’apelle « Le Centre »
Immense structure divisée en compartiments
A l’intérieur desquelles des pompes nous absorbent
L’aiguille sur le cadran indique que je suis à présent autorisé à exercer ma fonction
Muni d’un rayon laser, j’enregistre puis me doit de vérifier que les transactions sont
OK
Pendant 5 tours de cadran, je me retrouve déshumanisé face à mes semblables
Chacun repartant avec une dose de mon énergie
Bonjour, merci, la transaction est
OK
Bonjour, merci, la transaction est
OK

Ma productivité décroit proportionellement à ma perte d’énergie
C’est pourquoi l’espace d’un tour de cadran, il m’est permis
De redevenir humain
Afin que je me regénère
J’évolue alors dans les allées du Centre au beau milieu de mes congénères
Une règle implicite m’interdit
De tenter toute communication avec eux si
Un contact antérieur n’a pas été établi
Grâce à ma fonction, je suis apte à m’approprier des sources de régénérescence
Tandis qu’un déshumanisé constate que la transaction est
OK
Incapable de situer le début de la fin de ce cercle
Je me dois de le suivre
Sachant que si je m’en écarte, je suis passible de la sanction
Soit, la privation de ma liberté de mouvements pendant des millions voir des milliards de tours de cadran
Ce qui risque de provoquer mon déperissement
Retour à ma pompe

3 tours de cadran
Transports en engins métalliques
1 tour de cadran
Je vis aux alentours de la cosmopole
Une transaction me permet de vivre dans une boite à l’éspace réduit
Collée à d’autres boites aussi réduites
Elles forment de hautes structures nous protégant des aléas du monde exterieur
J’aimerais évoluer dans une boite beaucoup plus grande
Située dans un meilleur secteur
Mais je sais que la transaction ne serait pas
OK
Il est possible de s’associer avec l’un de ses semblables
Voir de partager une boite et mélanger nos enveloppes corporelles
C’est possible, mais difficile
Il faut d’abord user de la communication et souvent devoir s’acquitter de beaucoup de transactions
OK
Heureusement dans ma boite, il y a le cube
Le cube m’aide à penser
Le cube m’aide à choisir les bonnes transactions
OK
Le cube parvient à me projeter dans d’autres réalités
Le cube occupe les tours de cadran où je ne suis pas déshumanisé
Lorsque j’insère la bonne disquette dans le lecteur
Il apparait sur le cube certains de mes semblables mélangant leurs enveloppes corporelles
Le cube me permet d’imaginer que je suis à leur place
Et soudain le cadran n’est plus mon ennemi
J’évacue mes frustrations
Je ne peux briser le cercle

Enfermé dans ma boite
Ma main en contient une autre
De son ouverture s’écoule du liquide qu’une fois absorbé parvient à me projeter dans une autre réalité encore mieux que celle du cube
A chaque nouveau soleil, mon corps souffre et en réclame
Et bizarrement, peu à peu, mon énergie s’amenuise
D’une des ouvertures de ma boite
J’apercoie dans le ciel ces engins prestigieux capables de soulever des centaines d’enveloppes corporelles pour les acheminer vers des secteurs propices à leur épanouissement
J’aimerais faire parti du voyage
Mais je sais que pour le secteur que je désire, la transaction ne serait pas
OK
Je suis programmé

5 nouveaux soleils
Soit 5 fois 8 tours de cadran, je me dois de vérifier que les transactions sont
OK
2 nouveaux soleils
Soit 96 tours de cadran
Je peux, quand je veux, regarder le cube
Ingérer du liquide à meilleure réalité
Je suis programmé…

J’recrache le drame du monde qui nous entoure.
Bizarrement le vent souffle en bas des tours.
L’envers du décor je le rapporte sans détour,
ni contre, ni pour, récit du 11ème jour.
Le beurre a fondu chauffé par l’argent,
arabes occident et dent contre dent.
L’oeil est au coût et dans le reflet du teau-cou,
de l’île de Gorée jusqu’au champ de coton.
Tu comprends rien tant mieux car moi non plus.
Alors écoute bien l’histoire depuis le début.
Écrire ! Et réécrire pour se faire entendre.
Écoute ma saison de septembre à septembre.
Il y a bien longtemps que l’on cultive la paix,
à l’exemple de l’arbre fruitier.
Vivre en paix se contenter de ce qu’on a,
un Coran, une bouteille d’eau et les falaises d’Abou-Malia1.
Malheureusement le monde a connu l’anthrax,
les guerres de race et les bourreaux qu’on relaxe.
Les terreurs, les pendaisons sur l’estrade,
les « Twins Towers » et puis l’Islam et son jihad.
L’islam !… une religion de malade.
L’Islam des caves, l’Islam des croisades.
Non sans raison est le silence des mosquées,
des camps d’entraînement et Kalachnikov armées.
Enturbanné, plastiqué, en cagoule,
de Ramallah à Manhattan en passant par Kaboul.
Étonnant comme un Baghdadi au Mc Do,
comme un coupable à Guantanamo
et puis, comme on est tous victimes,
on se croit tout permis, donne de jolis noms au crime.
« Liberté immuable » dans le désert,
c’est de la viande Hallal et du pétrole en dessert.
La guerre, faut pas s’étonner, c’est terrible.
Deux-trois millions de dollars et on oublie Abou Ghraib.
Chirurgicale est la torture…
comme le lion dévorant la tortue.
La fleur au fusil ils nous jettent des cailloux.
C’est nous les gentils et vous l’état voyou.
L’écart se creuse et les plus pauvres s’enterrent,
c’est la loi du Talion et bien souvent on y perd.
Bien souvent on y perd mais on recommence,
c’est par ce calcul que le monde avance.
Et lorsque qu’enfin l’effort de paix se décide,
c’est brutalement qu’on reçoit les cris de Madrid.
Cette fois-ci, ils arrivent par le train,
avec une fatwa et le coran dans la main.
Le périple vert est sous la lampe,
on rassure l’occident et se venge par l’exemple.
Et pour l’exemple on expulse un imam
qui dit qu’être croyant c’est battre sa femme.
Bertrand Cantat était musulman,
il écoutait les cassettes de Tariq Ramadan.
Quel beau discours du loup dans la basse-cour,
il sonne trop faux c’est un double discours.
Un double dialogue, un double langage,
une double peine et un triste « attourissage ».
C’est le passage de l’Afghan au taliban,
du discours aux boniments, de la paix à l’armement.
Du GI au pugilat, du djihad au GIA,
de la C.I.AL Qaida.
C’est le passage de la mèche à la poudre,
d’Omar le Mollah jusqu’à Ahmed Massoud.
De l’US ambassade aux espions du Mossad…
C’est la culture des grenades.
De Saddam la charogne, D’Arafat à Sharon…
La justice lourde besogne
3000 personnes sous un missile,
c’est 3000 soldats ou 3000 civils.
On compte en baril d’Amérique au Cachemire
et vois sur leur front c’est de l’or noir qu’ils transpirent.
Georges Bush et Vladimir Poutine…
Tchétchénie et Palestine.
Palestine ou la terre du suicide,
ils remplacent les croissants par l’étoile de David.
Une terre promise dépouillée de sa façade,
le lourd tribut de l’affront sur l’esplanade.
C’est chez les autres qu’on finira par s’asseoir,
retraçant leur frontière et modifiant leur histoire.
Une histoire qu’on finira par oublier
et qui à force de minutes de silence se tait…

C’est violent et ça émane de l’homme
du drapeau tricolore et du pays des droits de l’homme,
où il faut être light ou laïque,
respectueux des valeurs de la république.
Le folklore des arabes dans les bars ;
à l’école on t’accueille sans ta barbe et ton foulard.
Assimiler l’immigré désintégré.
Trop noir, trop grillé, trop loin du progrès.
Africain, noir et maghrébin hors limites,
ça reste des Africains noirs et maghrébins qu’on évite.
Crier au loup dans le RER qui tarde.
Dieudonné est à la barre et les rabbins se poignardent.
Quand ils nous jettent de leur pont à marrée basse,
C’est le métro de Paris ou Noël en airbus.
Aussares et Papon les tortionnaires,
ils étouffent l’histoire à coup de carrés dans leurs cimetières.
Ils nous donnent moins d’un os à ronger
et croient pouvoir effacer le passé.
Écoute mon histoire des avions en averse,
c’est une triste époque, un récit que l’on traverse.
Et vous verrez, on retiendra que ce morceau,
on dira de nous que nous sommes fous dans les journaux.
D’avoir écrit et fait l’apologie du crime,
de se servir de la violence uniquement pour la frime.
Distribue les arguments de ma tribu,
anti-américain est l’étiquette qu’on m’attribue.
Non ! Le peuple américain derrière Michael Moore.
Ce que nous sommes est tellement fort qu’on en oublie notre amour.
Dans nos ghettos, on nous applaudira
pour avoir hurlé ce que tout le monde pense tout bas.
Mais ils crieront que Ben Laden est un héros,
en foulard palestinien sur les roues de leurs motos.
Et malgré tout, les miens et moi on y croit,
on dépose cette pierre, alimente le débat.
Et pour le dire, un album c’est trop court.
11/09 ou le récit du 11ème jour.

L’encre coule, le sang se répand, la feuille buvard
Absorbe l’émotion, sac d’images dans ma mémoire.
Je parle de ce que mes proches vivent et de ce que je vois
Des mecs coulés par le désespoir qui partent à la dérive,

Des mecs qui pour 20 000 de shit se déchirent.
Je parle du quotidien, écoute bien mes phrases font pas rire,
Rire, sourire, certains l’ont perdu.
Je pense à Momo qui m’a dit à plus, jamais je ne l’ai revu.

Tenter le diable pour sortir de la galère, t’as gagné frère,
Mais c’est toujours la misère pour ceux qui poussent derrière.
Pousse pousser au milieu d’un champ de béton,
Grandir dans un parking et voir les grands faire rentrer les ronds.

La pauvreté, ça fait gamberger en deux temps trois mouvements.
On coupe, on compresse, on découpe, on emballe, on vend.
A tour de bras, on fait rentrer l’argent du crack.
Ouais, c’est la vie, et parle pas de RMI ici.

Ici, le rêve des jeunes c’est Golf GTI, survete Tachini,
Tomber les femmes à l’aise comme many.
Sur Scarface, je suis comme tout le monde, je délire bien
Dieu merci, j’ai grandi, je suis plus malin, lui il crève à la fin.

La fin, la faim, la faim justifie les moyens; 4, 5 coups malsains.
On tient jusqu’à demain, après on verra bien.
On marche dans l’ombre du malin du soir au matin,
Tapis dans un coin, couteau à la main, bandit de grand chemin.

Chemin, chemin, y’en a pas deux pour être un dieu.
Frapper comme une enclume, pas tomber les yeux, l’envieux en veut
Une route pour y entrer, deux pour s’en sortir, 3/4 cuir
Réussir, s’évanouir, devenir un souvenir.

Souvenir, être si jeune, avoir plein le répertoire
Des gars rayés de la carte qu’on efface comme un tableau tchpaou! c’est le noir.
Croire en qui, en quoi, les mecs sont tous des miroirs,
Vont dans le même sens, veulent s’en mettre plein les tiroirs.

Tiroir, on y passe notre vie, on y finit avant de connaître l’enfer
Sur Terre, on construit son Paradis.
Fiction, désillusion trop forte, sors le chichon
La réalité tape trop dur, besoin d’évasion.

Évasion, évasion, effort d’imagination, ici tout est gris,
Les murs, les esprits, les rats, la nuit.
On veut s’échapper de la prison, une aiguille passe, on passe à l’action,
Fausse diversion, un jour tu pètes les plombs.

Les plombs, certains chanceux en ont dans la cervelle.
D’autres se les envoient pour une poignée de biftons, guerre fraternelle.
Les armes poussent comme la mauvaise herbe.
L’image du gangster se propage comme la gangrène sème ses graines.

Graines, graines, graines de délinquant, qu’espériez-vous? Tout jeunes
On leur apprend que rien ne fait un homme à part les francs
Du franc tireur discret, au groupe organisé la racine devient champs,
Trop grand, impossible à arrêter.

Arrêté, poisseux au départ, chanceux à la sortie,
On prend trois mois, le bruit court, la réputation grandit.
Les barreaux font plus peur, c’est la routine, vulgaire épine,
Fine esquisse à l’encre de Chine, figurine qui parfois s’anime.

S’anime, animé d’une furieuse envie de monnaie,
Le noir complet, qu’importe le temps qu’il fait, on jette les dés, faut flamber,
Perdre et gagner, rentrer avec quelques papiers.
En plus, ça aidera, personne demandera d’où ils sont tombés.

Tomber ou pas, pour tout, pour rien on prend le risque, pas grave cousin.
De toute façon dans les deux cas, on s’en sort bien.
Vivre comme un chien ou un Prince, y’a pas photo.
On fait un choix, fait griller le gigot, briller les joyaux.

Joyaux, un rêve, plein les poches mais la cible est loin, la flèche
Ricoche, le diable rajoute encore trop moche les mecs cochent
Leur propre case, décoche pour du cash, j’entends les cloches,
Les coups de pioche, creuser un trou c’est trop fastoche.

Fastoche, facile, le blouson du bourgeois docile des mêmes la hantise
Et porcelaine dans le pare-brise.
Tchac! le rasoir sur le sac à main, par ici les talbins.
Ça c’est toute la journée, lendemain après lendemain.

Lendemain? C’est pas le problème, on vit au jour le jour.
On n’a pas le temps ou on perd de l’argent, les autres le prennent.
Demain, c’est loin, on n’est pas pressés, au fur et à mesure.
On avance en surveillant nos fesses pour parler au futur.

Futur, le futur changera pas grand-chose.
Les générations prochaines seront pires que nous, leur vie sera plus morose.
Notre avenir, c’est la minute d’après le but, anticiper,
Prévenir avant de se faire clouer.

Clouer, cloué sur un banc, rien d’autre à faire, on boit de la bière.
On siffle les gazières qui n’ont pas de frère.
Les murs nous tiennent comme du papier tue-mouches.
On est là, jamais on s’en sortira, Satan nous tient avec sa fourche.

Fourche, enfourcher les risques seconde après seconde.
Chaque occasion est une pierre de plus ajoutée à nos frondes.
Contre leur lasers, certains désespèrent, beaucoup touchent terre.
Les obstinés refusent le combat suicidaire…

Cidaire, sidérés, les dieux regardent l’humain se dirige vers le mauvais
Côté de l’éternité d’un pas ferme et décidé,
Préféreront rôder en bas en haut, on va s’emmerder.
Y’a qu’ici que les anges vendent la fumée.

Fumée, encore une bouffée, le voile est tombé.
La tête sur l’oreiller, la merde un instant estompée
Par la fenêtre, un cri fait son entrée, un homme se fait braquer.
Un enfant se fait serrer, pour une Cartier menotté…

Menotté, pieds et poings liés par la fatalité,
Prisonnier du donjon, le destin est le geôlier.
Le teurf, l’arène on a grandit avec les jeux.
Gladiateur courageux, mais la vie est coriace, on lutte comme on peut.

Dans les constructions élevées,
Incompréhension, bandes de gosses soi-disant mal élevés,
Frictions, excitations, patrouille de civils,
Trouille inutile, légende et mythes débiles.

Haschisch au kilo, poètes armés de stylo,
Réserves de créativité, hangars, silos,
Ça file au bloc 20, pack de Heineken dans les mains,
Oublier en tirant sur un gros joint.

Princesses d’Afrique, fille mère, plastique
Plein de colle, raclo à la masse lunatique,
Économie parallèle, équipe dure comme un roc,
Petits Don qui contrôlent grave leur spots.

On pète la Veuve Cliquot, parqués comme à Mexico,
Horizons cimentés, pickpockets, toxicos,
Personne honnêtes ignorées, superflics, Zorros,
Politiciens et journalistes en visite au zoo.

Musulmans respectueux, pères de famille humbles,
Bafflent qui blastent la musique de la jungle.
Entrées dévastées, carcasses de tires éclatées;
Nuée de gosses qui viennent gratter.

Lumières oranges qui s’allument, cheminées qui fument,
Parties de foot improvisées sur le bitume,
Golf, VR6, pneus qui crissent,
Silence brisé par les sirènes de la police.

Polos façonnable, survêtements minables,
Mères au traits de caractère admirables,
Chichon bidon, histoires de prison,
Stupides divisions, amas de tisons.

Clichés d’Orient, cuisine au piment,
Jolis noms d’arbres pour des bâtiments dans la forêt de ciment,
Désert du midi, soleil écrasant,
Vie la nuit, pendant le mois de Ramadan.

Pas de distraction, se créer un peu d’action.
Jeu de dés, de contrée, paris d’argent, méchante attraction,
Rires ininterrompus, arrestations impromptues,
Maires d’arrondissement corrompus.

Marcher sur les seringues usagées, rêver de voyager.
Autoradios en affaires, lot de chaînes arrachées,
Bougre sans retour, psychopathe sans pitié,
Meilleurs liens d’amitié qu’un type puisse trouver.

Génies du sport faisant leurs classes sur les terrains vagues,
Nouvelles blagues, terribles techniques de drague,
Individualités qui craquent parce que stressés,
Personne ne bouge, personne ne sera blessé.

Vapeur d’éther, d’eau écarlate, d’alcool,
Fourgon de la Brink’s maté comme le pactole,
C’est pas drôle, le chien mord enfermé dans la cage,
Bave de rage, les barreaux grimpent au deuxième étage.

Dealer du haschisch, c’est sage si tu veux sortir la femme.
Si tu plonges, la ferme, y’a pas drame.
Mais l’école est pas loin, les ennuis non plus.
Ça commence par des tapes au cul, ça finit par des gardes à vue.

Regarde la rue, ce qui change? Y’a que les saisons.
Tu baves du béton, crache du béton, chie du béton.
Te bats pour du laiton, mais est-ce que ça rapporte?
Regrette pas les biftons quand la bac frappe à la porte.

Trois couleurs sur les affiches nous traitent comme des bordilles.
C’est pas Manille OK, mais les cigarettes se torpillent.
Coupable innocent, ça parle cash, de pour cent,
Oeil pour oeil, bouche pour dent, c’est stressant.

Très tôt, c’est déjà la famille dehors, la bande à Kader,
Va niquer ta mère, la merde au cul, ils parlent déjà de travers.
Pas facile de parler d’amour, travail à l’usine.
Les belles gazelles se brisent l’échine dans les cuisines.

Les élus ressassent rénovation ça rassure,
Mais c’est toujours la même merde, derrière la dernière couche
De peinture, feu les rêves gisent enterrés dans la cour.
A douze ans conduire, mourir, finir comme Tupac Shakur.

Mater les photos, majeur aujourd’hui, poto,
Pas mal d’amis se sont déjà tués en moto.
Une fois tu gagnes, mille fois tu perds, le futur c’est un loto.
Pour ce, je dédie mes textes en qualité d’ex-voto.

Mec, ici, t’es jugé à la réputation forte.
Manque toi et tous les jours les bougres pissent sur ta porte.
C’est le tarif minimum et gaffe:
Ceux qui pèsent transforment le secteur en oppidum.

Gelé, l’ambiance s’électrise, y’a plein de places assises,
Béton figé fait office de froide banquise.
Les gosses veulent sortir, les « non » tombent comme des massues,
Les artistes de mon cul pompent les subventions dsu.

Tant d’énergie perdue pour des préjugés indus,
Les décideurs financiers plein de merde dans la vue,
En attendant, les espoirs foirent, capotent, certains rappent.
Les pierres partent, les caisses volées dérapent.

C’est le bordel au lycée, dans les couloirs on ouvre les extincteurs.
Le quartier devient le terrain de chasse des inspecteurs
Le dos à un oeil car les eaux sont truffées d’écueils.
Recueille le blé, on joue aux dés dans un sombre cercueil.

C’est trop, les potos chient sur le profil Roméo,
Un tchoc de popo, faire les fils et un bon rodéo.
La vie est dure, si on veut un rêve,
Ils mettent du pneu dans le shit et te vendent ça Ramsellef.

Tu me diras « Ça va, c’est pas trop »,
Mais pour du tcherno, un hamidou quand on n’a rien, c’est chaud.
Je sais de quoi je parle, moi, le bâtard,
J’ai dû fêter mes vingt ans avec trois bouteilles de Valstar.

Le spot bout ce soir qui est le King
D’entrée, les murs sont réservés comme des places de parking,
Mais qui peut comprendre la mène pleine
Qu’un type à bout frappe sec poussé par la haine.

Et qu’on ne naît pas programmé pour faire un foin,
Je pense pas à demain parce que demain, c’est loin.

Ajourd’hui sera le dernier jour de mon existence
La dernière fois que j’ferme les yeux
Mon dernier silence
J’ai longtemps cherché la solution a ces nuisances
Ca m’apparait maintenant comme une évidence
Fini d’être une photocopie
Fini la monotonie, la lobotomie
Aujourd’hui, j’mettrais ni ma chemise ni ma cravate
J’irai pas jusqu’au travail, j’donnerai pas la patte

Adieu les employés d’bureau et leur vie bien rangée
Si tu pouvais rater la tienne ca les arrangerait
Ca prendrait un peu d’place dans leur cerveau étriqué
Ca les conforterait dans leur médiocrité
Adieu les représentants grassouillets
Qui n’boivent jamais d’eau comme si ils voulaient pas s’mouiller
Les commerciaux qui sentent l’aftershave et l’cassoulet
Mets d’la mayonnaise sur leur malette ils s’la boufferaient
Adieu, adieu les vieux comptables séniles
Adieu les secrétaires débiles et leur discussions stériles
Adieu les jeunes cadres, fraichement diplomés
Qu’empileraient les cadavres pour arriver jusqu’au sommet
Adieu tous ces grands PDG
Essayes d’ouvrir ton parachute doré quand tu t’fais defenestrer
Ils font leur beurre sur des salariés désesperés
Et jouent les vierges effarouchées quand ils s’font séquestrer
Tous ces fils de quelqu’un, ces fils d’une pute snobe
Qui partagent les trois quarts des richesses du Globe
Adieu ces p’tits patrons, ces beaufs embourgeoisés
Qui grattent les RTT pour payer leur vacances d’été
Adieu les ouvriers, ces produits perimés
C’est la loi du marché mon pote, t’es bon qu’à te faire virer
Ça t’empêchera d’engraisser ta gamine affreuse
Qui se fera sauter par un pompier qui va finir coiffeuse

Adieu la campagne et ses familles crasseuses
Proche du porc au point d’attraper la fièvre afteuse
Toutes ces vieilles, Ces commères qui se bouffent entre elles
Ces vieux radins et leurs économies de bouts d’chandelles

Adieu cette France profonde
Profondément stupide, cupide, inutile, putride
C’est fini vous êtes en retard d’un siècle
Plus personne n’a besoin d’vos bandes d’incestes

Adieu tous ces gens prétentieux dans la capitale
Qu’essaient de prouver qu’ils valent mieux que toi chaque fois qu’ils te parlent
Tous ces connards dans la pub, dans la finance
Dans la com’, dans la télé, dans la musique, dans la mode
Ces parisiens, jamais contents, médisants
Faussement cultivés, à peine intelligent
Ces répliquants qui pensent avoir le monopole du bon goût
Qui regardent la province d’un oeil méprisant

Adieu les sudistes abrutis par leur soleil cuisant
Leur seul but dans la vie c’est la troisième mi-temps
Accueillants, soit disant
Ils t’baisent avec le sourire
Tu peux l’voir à leur façon de conduire

Adieu ces nouveaux fascistes
Qui justifient leur vie de merde par des idéaux racistes
Devenu néo-nazis parc que t’avais aucune passion
Au lieu de jouer les SS, trouve une occupation

Adieu les piranhas dans leur banlieue
Qui voient pas plus loin que le bout de leur haine au point qu’ils s’bouffent entre eux
Qui deviennent agressifs une fois qu’ils sont à 12
Seuls ils lèveraient pas l’petit doigt dans un combat de pouce

Adieu les jeunes moyens, les pires de tous
Ces baltringues supportent pas la moindre petite secousse
Adieu les fils de bougres
Qui possèdent tout mais ne savent pas quoi en faire
Donn-leur l’Eden ils t’en f’ront un Enfer

Adieu tous ces profs dépressifs
T’as raté ta propre vie comment tu comptes élever mes fils ?
Adieu les grévistes et leur CGT
Qui passent moins de temps à chercher des solutions que des slogans pétés
Qui fouettent la défaite du survét’ au visage
Transforment n’importe quelle manif’ en fête au village

Adieu les journalistes qui font dire ce qu’ils veulent aux images
Vendraient leur propre mère pour écouler quelques tirages

Adieu la ménagère devant son écran
Prête à gober la merde qu’on lui jette entre les dents
Qui pose pas de question tant qu’elle consomme
Qui s’étonne même plus de se faire cogner par son homme

Adieu, ces associations bien-pensantes
Ces dictateurs de la bonne conscience
Bien contents qu’on leur fasse du tort
C’est à celui qui condamnera le plus fort

Adieu lesbiennes refoulées, surexcitées
Qui cherchent dans leur féminité une raison d’exister
Adieu ceux qui vivent à travers leur sexualité
Danser sur des chariots, c’est ça votre fierté ?
Les bisounours et leur pouvoir de l’arc-en-ciel
Qui voudraient me faire croire qu’être hétéro c’est à l’ancienne
Tellement, tellement susceptibles
Pour prouver que t’es pas homophobe faudra bientôt que tu suces des types

Adieu la nation, tous ces incapables dans les administrations
Ces rois de l’inaction
Avec leur bâtiments qui donnent envie de vomir
Qui font exprès d’ouvrir à des heures où personne peut venir
Beeeh, tous ces moutons pathétiques
Changent une fonction dans leur logiciel ils se mettent au chômage technique
A peu près le même Q.I. que ces saletés de flics
Qui savent pas construire une phrase en dehors de leurs sales répliques

Adieu les politiques, en parler serait perdre mon temps
Tout le système est complètement incompétent

Adieu les sectes, adieu les religieux
Ceux qui voudraient m’imposer des règles pour que je vive mieux

Adieu les poivrots qui rentrent jamais chez eux
Qui préfèrent se faire enculer par la Française des Jeux

Adieu les banquiers véreux
Le monde leur appartient
Adieu tous les pigeons qui leur mangent dans la main

Je comprends que j’ai rien à faire ici quand j’branche la 1
Adieu la France de Joséphine Ange-gardien
Adieu les hippies leur naïveté qui changera rien
Adieu les SM, libertins et tous ces gens malsains

Adieu ces pseudos artistes engagés
Plein de banalités démagogues dans la trachée
Écouter des chanteurs faire la morale ça me fait chier
Essaies d’écrire des bonnes paroles avant de la prêcher
Adieu les petits mongoles qui savent écrire qu’en abrégé
Adieu les sans papier, les clochards, tous ces tas de déchets, je les hais
Les sportifs, les hooligans dans les stades, les citadins, les bouseux dans leur étables
Les marginaux, les gens respectables
Les chômeurs, les emplois stables, les génies, les gens passables
De la plus grande crapule à la médaille du mérite
De la première dame au dernier trav’ du pays…

Tekilatex
Cathédrale, death-metal, rap sacrifice
Pétale de rose, feu d’artifice et sirop d’érable
Scène de ménage tragique et sanguinolente
Manège enchanté, tendre innocence, magie
Carcasse de cadavre, symphonie de souffrance
Caramel, carapace, orgue de barbarie
Espace vide, pénétration, séguestration
Célébration, nid d’amour, élévation
Electroencéphalogramme plat, enfer coeur au drame (?)
Draps de soie, élégante, emmène-moi au large
Cependant dépendance, intoxication
Illumination, enchantement sur les écrans
Derrière, démoli, déchéance, dégradation
Réverbère, réconcilie, réminiscence, récréation
Massacre, carnage, exécution, trépanation
Trépidante, excellente, le panache d’une ballade.

Cyanure
Les boucles de leur musique tournent
Comme la Terre tourne
Revenant aux dernières notes
avant que ne leur succèdent les premières
Avec la précision d’un métronome
Les cartons (?) sont des home-studios
Contribuent à ce que sonne…
…L’espoir des mômes qui ne se voient qu’en stars en face de leur miroir
les yeux des autres restant pour eux le phare
A atteindre
Tant d’heures à attendre
Et cette gare (?) qu’il ne faut jamais éteindre
Qu’à la veillée l’est avant la mort
Tu dis que la moindre goutte de sueur devra se payer dans le futur
Je n’en suis pas si sûr
Pour moi ça fait des années que ça dure
Et que j’insiste et si y crois persiste
Eh sois pas si triste !
Bonhomme, tu peux toujours rapper et ésperer sortir tes disques !

James Delleck
Anthropophage virtuel
La consommatrice mord à l’hameçon pendant qu’une starlette liftée fait rêver Marie-Christine d’Annecy
Je vis sans antidépresseurs, anonyme,
Nie, caché derrière les couches de poudre anti-grise-mine
Les salles de gym s’imposent en nouvelle Eglise
Et le culte du corps se camoufle en Terre Promise
Etes-vous sûrs d’être libres sous vos crèmes anti-rides ?
Perdu dans le Genoa City et ses sylphides
Alors je reste anti-sceptique face aux lois anti-corps
Sensées calmer la surchauffe de l’anticyclone des Açores
L’antidote est d’anticiper la charge des médias
Pour ne pas devenir une larve humanoïde qui
Oublie et zappe en se disant que ça ira mieux demain
Comme quand ils ont enterré Chipie, la chienne, au fond du jardin
Un sombre climat recouvre d’étranges latitudes
Alors mes grimaces explorent vos soupirs de lassitude.

Fuzati
L’univers est un Dieu au visage opaque
Dont les milliards de paires d’yeux paraissent me fixer de manière perpetuelle
Perdu, mon esprit devient mon corps et flotte
Derive, aboli de sa masse pondérale
Rien n’est réel, ce n’est pas la peine de faire de voeux
Les étoiles filantes ne sont que de simples pellicules
Tombantes, venant ternir la surface de ma chemise noire
Au fur et à mesure que mes ongles trop longs raclent nerveusement la partie frontale de mon crane
Pensif, assis à la table de ma cuisine, de l’air remplit mes narines
Je vis.
Je ressers une tasse de café à la femme que je compte épouser un jour
J’aime lorsque nous parlons de notre avenir
Envisagant de nous donner des orgasmes autour de la planète, un beau projet
Soudain, mes yeux scrutent la fenêtre et comme chaque soir je vois le soleil qui meurt…
Ne sois pas triste, tu le sais…
…Rien n’est réel, l’obscurité a fini par gagner
A présent, elle remplit l’espace d’une cuisine vide
Je ne vois qu’une chaise, une table, une tasse de café froid dans laquelle se noient quelques gouttes salée…

J’appartiens au cheptel, qu’on maintient à l’étable,
La brebis rebelle qui doit rejoindre le bétail
Mon nom est un détail et personne ne m’appelle
Qui aura ma gueule sera décoré d’une médaille
Deviendra un modèle, une idole, pour la foule un symbole
Le cowboy qui a vaincu le cobaye
Mis dans la corbeille, la queue et les oreilles
Cloué au portail le trophée de la bataille
On me croit criminel, anormal, me voit dans les tunnels
Me cherche dans le canal avec fusil et jumelles
Il faut me faire mal, là, le journal est formel
Au signal, viser la moelle, donner la mort intentionnelle
Rien n’est rationnel, la chasse est nationale
Passionnelle, prise en charge par des professionnels
Eliminer l’animal, qu’il soit mâle ou femelle
Salir sa gamelle avec sa pisse ou ses semelles.

Refrain :
Libérez la bête, effacez sa dette
Essayez d’oublier qu’elle n’a grappillé que les miettes
Et ne niez même pas les misères que vous lui faites
Elle n’a pas d’autre tort que d’avoir une autre tête.

Et elle est sûre d’elle, hors d’elle, adore le bordel
Ses morsures sont mortelles et ses blessures morcellent
Et elle sort tel le crotale, avec son venin fatal
À coup sûr venir à elle, c’est périr d’une mort sale
Elle harcèle, dort seule, protège son épine dorsale
Et à elle seule, représente le mal universel
Pille toutes vos parcelles, vos portions, vos pains de sel
Faites attention à celle que la cruauté ensorcelle
Scellez les arrières salles, les nacelles, les passerelles
Les quartiers, les cartels, les écoles maternelles
Quelles sont les nouvelles, ses rituels éventuels
Où va-t-elle, où vit-elle, ses va-et-vient habituels
Ses questions sont vitales, essentielles, capitales
Son habitat naturel, ses reflexes, son mental
Sa pensée est bestiale, sa colère officielle
Vous la reconnaîtrez, son pelage est spécial

Refrain

A la verticale, par les cervicales
Ils ont lynchés la curiosité tropicale
A la verticale, par les cervicales
Ils ont lynchés la curiosité tropicale
Et sa fin fût sans appel et radicale
Sans autopsie, ni même avis médical
On la montre, on l’étale, sa mort est un régal
Et de porte en porte et d’escale en escale
On balance poubelles, insultes, matières fécales
La foule est immense cruelle et inamicale
La charogne, le chacal, finira dans un bocal
Mais au fond quel est le mobile de cette cabale
Mais au fond quels sont les motifs de ces coups de pelle
Mais au fond pourquoi lui infliger toute ces séquelles
Mais enfin dites moi pourquoi vous avez peur d’elle
La bête n’est qu’elle-même, et n’a pas la tête du teckel.

Refrain

 

Y a la vie, ses bons côtés, moi j’suis sur l’autre berge boy,
J’suis en écoute à la Fnac et chez les RG
Danger parce que j’l’ai fait en indé,
J’men bats la race de rentrer aux bains, négro j’suis blindé
ODD dès le début, mes conflits parentals dans le cartable,
C’est l’EPO qu’on donne aux bébés
Et dans le cartel on peut mourir wanted, criblés de balles
Mais crédibles pour que tu t’rappelles
Ma clique, pour elle que j’m’applique,
Et si j’hésite c’est qu’une boulette bloque l’automatique
J’ai bu la Seine et tous ses cadavres
Petit t’as les nouvelles Air Max fais pas d’garot avec les lacets
Pour eux, si t’es black, d’une cité ou d’une baraque,
T’iras pas loin, c’est « vends du crack ou tir à 3points »
J’ai vu l’passé kidnapper l’avenir, le présent sucer des bites
Et tous mes négros sur un navire

Ah ouais ! Tu parles comme ça ?
Alors avec une entaille dans les entrailles ahrtaï, tu pars comme ça
On l’a fait tout seul, du sous-sol au toit sans boussole,
De la caresse au doigt dans l’boul
Ça vient de Boulogne, tu vois la fougue dans nos yeux s’lit
Nourris au pes-stu, illicites jusqu’au pe-sli, du biz,
Autant d’morale qu’Adebisi, les vrais savent
J’ai que mes tripes, mon hip hop et quelques principes
Tu piges, ça fait 8piges, et les mythos pèsent crèvent aussitôt,
J’remplis les lyricals hôpitaux
Quoi ? J’ai de la peine quand j’té-ma ce siècle
Où les rafales de bastos réchauffent le climat
Tu vois, c’est l’son des you-vois, timal,
Aujourd’hui j’suis àl, hier j’suis mort de 41balles
Trop coloré comme un faux scal-pa
Génération Mad Max née dans le Magma

Ici on déjeune, avec du shit, on meurt jeune,
Mauvais œil, mauvaises ondes planent dans ma zone
J’ai cru réussir, on m’a dit qu’mon sous-marin v’nait d’Russie,
Qu’ici y avait du R’n’B d’rue
J’ai besoin d’un casse-dalle, un clitoris, un pare-balle,
Trop d’pédés dans l’rap parlent mal, kho check mon numéro 9.2
J’fais mal à part ça rien d’neuf que dalle
On marque toujours des buts, shoot en lucarne, loupe
Si j’te pardonne, écris les jours d’pleine lune
Ma tribu s’couche à l’heure où tu taffes, on est tous sur le terrain d’un
Vite arrache ton cul des tribunes 2, vas-y roule un gramme de beuh
Tu connais ma ville j’ai vu ta plaque au bois d’Boulogne
Bonhomme, on peut pas s’replier
Deux trucs faux chez nous les puces SFR et les billets
Envoie les MC 6 pieds sous terre,
Quand les lumières s’éteignent, c’est du Wu-Tang
M’ont sous-estimé, temps d’sortir le méchant team,
Musique et crime pour les centimes
J’crée l’émeute, mon feutre imbibé d’sang, pédé,
J’te descends du rouge à lèvres sur la beute
Et c’est bandant d’être indépendant.

J’enfonce mes doigts dans l’origine du monde, lui fais lécher
La regarde puis recommence malgré son air dégoûté.
Un soir la Terre m’a raconté qu’il faudrait castrer les humains
Car les erreurs se reproduisent, la preuve en sont tes gamins.
Beaucoup plus de fils de pute qu’il n’y a de prostituées
Donc laisse-moi deviner tu as de la famille cachée ?
La plupart ne pige que dalle comme des journalistes au chômage,
Plus de rancœur que de rencards un jour ils paieront les dommages.
Je sais je suis bizarre et quand j’arrive dans un métro
Tous se demandent si dans ma poche il y a une Bible ou un couteau
La première est plus meurtrière mais elle n’épluche pas bien les pommes
Et comme la beauté c’est la Terre avant que n’apparaissent tant d’hommes,
J’ai des rêves d’épidémies et de vaccins en petit nombre.
Vous n’êtes pas des lumières et le futur s’annonce très sombre
Bientôt sept milliards donc faire des gosses est criminel,
Plastique ton intérieur pour tiroir propre sans polichinelle

Si tu oublies que c’est le tien
Ce gosse n’a rien d’exceptionnel
Juste un mioche parmi tant d’autres
Que tu attends devant la maternelle
Futur contractuel commercial, peu de Nobels
Avec un papa très inquiet que la petite devienne trop belle
Adolescente avec une meute de mâles en rut à repousser
Tu sais c’est inévitable elle va beaucoup se faire baiser ta fille
Puis elle deviendra mère et comme un con tu seras fier
Pourtant écarter ses cuisses c’est tout ce qu’elle aura eu à faire
Elle m’a dit « je suis enceinte ! » avec ses yeux remplis d’espoir
Mais les accidents finissent mal
Alors direction l’hôpital
Pour qu’elle écarte encore ses cuisses, anesthésie locale
L’aspirateur est en marche pour un retour à la normale.
Je n’ai rien de désaxé, c’est vous qui ne marchez plus droit
Chérie ne t’inquiète pas non je ne me tromperai pas d’endroit
Je sais parfaitement où la mettre pour que le futur soit plus beau
Parfois ta merde salit les draps
Mais tout le monde pourra boire de l’eau

 

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8 réponses à “Rap conscient, inconscient, consistant

  1. Il y a beaucoup de gens qui n’aiment pas le rap sans en avoir écouté, c’est dommage, il y en a pourtant pour tous les goûts.

    En ce qui me concerne, c’est un peu l’inverse de ton cas, j’ai aimais le rap assez jeune grâce à « Lose Your Self » de Eminem. Ça a été un choc quand j’ai vu son clip. Il y avait tellement de rage dans ses paroles, dans le rythme, la mélodie, j’ai adoré. Mais aujourd’hui, quelques années plus tard, j’aime de moins en moins le rap. J’ai du mal avec les phrasés sur un seul et unique ton en fait.

    D’ailleurs Orel San c’est inspiré de ce film et plus exactement de cette scène pour écrire son morceau « suicide social » :

    (je ne te conseille pas ce film par contre).

    Sinon j’aime bien les textes et rapeurs qui dénonce, comme Kery James avec « Vent d’état » :
    ou « Le combat continue » : http://www.youtube.com/watch?v=I1MooPSYcTk
    et pour « finir lettre à mon public » : http://www.youtube.com/watch?v=fdL_CieTnIQ
    Même si le dernier morceau ne dénonce pas grand chose.

    Médine est pas mal aussi.

    • Ah, ça fait plaisir d’entendre ça! Loose Yourself est une excellente chanson, je trouve moi aussi.

      Quant à Kerry James, c’est vrai que j’aurai pu le placer aussi, mais il fallait faire des choix.

    • Et je ne savais pas qu’Orelsan s’était inspiré de la 25ème heure pour sa chanson. Merci pour l’info.
      ps: Je trouve le film assez moyen, moi aussi.

    • Le trip ne me déplait pas. C’est juste que je trouve pas ça super bien écrit et en place. En même temps, je ne connais pas très bien Manau, mais le peu que j’ai entendu ne m’a jamais attiré.

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